Deux France, même dimanche | Les pensées émigrées de Rooh Savar

2026-03-29
Rooh Savar a fondé Welcount, une fintech qui propose des solutions simples et inclusives pour les nouveaux arrivants en Europe. (Photo Hojjat Jalali)

« Journaliste, président d’ONG, patron d’une fintech… » ; portrait dans Les Echos

2026-04-23

Cette émission n’est pas sur YouTube. Pas encore | Les pensées émigrées de Rooh Savar

'ai enregistré le premier épisode d'On The Record où j'ai causé avec Christian Paul. Il est en ligne. Et vous êtes les seuls à avoir le lien. Et ce n'est pas pour vous flatter. Je vous explique.

Je suis arrivé en France il y a plus de 16 ans.

Depuis, j’ai l’impression qu’on parle de plus en plus de l’immigration. Quand j’allume la radio, quand je regarde la télé, quand je lis la presse, le sujet est là. Le matin, à midi, le soir. Pas comme une question qu’on essaie de comprendre. Comme un épouvantail qu’on agite.

C’est ce constat qui m’a fait lancer Pensées émigrées il y a maintenant plus de sept ans. Vous êtes aujourd’hui plus de 4 000 à être directement abonnés aux Pensées émigrées, et plus de 9 000 à lire l’ensemble de mes newsletters. Ça, c’est vous, et je ne le dirai jamais assez : merci.

Aujourd’hui, je franchis une étape de plus.

Je lance une émission sur YouTube. Elle s’appelle On the Record avec Rooh Savar.

C’est un podcast vidéo. Format long, entre 45 et 75 minutes. Un invité par épisode, choisi parmi les penseurs et les faiseurs de la société française. Politiques, intellectuels, entrepreneurs, artistes, chercheurs, responsables associatifs. Des gens qui ont pris le temps de penser le sujet, et qui acceptent de le faire sans esquiver.

Le premier épisode est en ligne depuis quelques heures. Et vous êtes, littéralement, les premiers à pouvoir le voir.

Ce n’est pas un hasard

L’épisode n’est pas accessible publiquement sur YouTube. Il est en non répertorié. Seuls ceux qui ont ce lien peuvent y accéder. Et ce lien, pour l’instant, je ne le partage qu’ici, avec vous.

Ce n’est pas un oubli. C’est un choix.

Si je publie l’épisode en accès public dès la première heure, voici ce qui va se passer. Le sujet immigration est, sur YouTube comme ailleurs, massivement capté par des audiences hostiles. Les premiers spectateurs d’une vidéo sur ce thème, s’ils arrivent par les recommandations YouTube, seront statistiquement issus de cette audience-là. Leurs commentaires, leurs signaux, leur temps de visionnage vont nourrir l’algorithme. Et l’algorithme, lui, ne fait pas de politique : il amplifie ce qu’il capte. Résultat, une émission qui cherche la nuance se retrouverait, dès son lancement, enfermée dans des bulles qui ne la cherchent pas.

Je refuse ce scénario.

Je veux que les premières personnes à regarder cette émission soient vous. Des gens qui ont déjà fait le chemin de la complexité. Qui savent qu’un sujet peut être grave sans devoir être traité avec violence. Vous êtes l’audience fondatrice de cette chaîne. C’est vous qui allez, par vos vues, vos commentaires, vos partages, dire à l’algorithme quel est le public que cette émission veut servir.

Avant d’aller plus loin, vous devez savoir ce que vous êtes en train d’accompagner. Voilà la ligne éditoriale, sans filtre.

Le manifeste

Dans un an, la France élit son prochain président. L’immigration sera au cœur de cette élection. Tout le monde le sait, tout le monde le dit. Et pourtant, écoutez les débats, lisez les tribunes, regardez les plateaux : personne ne dit vraiment ce qu’il ferait. On est pour, on est contre. On dénonce, on s’indigne. Les projets concrets, les arbitrages assumés, les chiffres, les conséquences, on les cherche.

Ce constat, je ne l’ai pas fait de loin. J’ai assisté directement aux débats sur la loi Immigration, à l’Assemblée nationale et au Sénat en novembre 2023. J’ai écouté, des heures durant, ce que les représentants du pays disent et ne disent pas sur un sujet qui engage la vie de millions de personnes. J’y ai entendu des convictions, parfois. Des postures, souvent. Des projets clairs, presque jamais. J’en suis sorti avec la conviction qu’il manquait un lieu où ces responsables pourraient, ou devraient, s’expliquer autrement.

On the Record est née de ce constat.

Chaque épisode, je reçois une personnalité : politique, chercheur, entrepreneur, responsable associatif. Des entretiens longs, sans montage de confrontation, sans petite phrase calibrée pour les réseaux. Pour les politiques en particulier, la règle est simple : on sort des généralités. Je veux savoir ce que vous feriez, comment, avec quels moyens, pour quels résultats, et ce que vous êtes prêt à assumer en retour. Pas des slogans. Un projet.

Quand je reçois un expert, c’est la même exigence dans l’autre sens : rendre clair ce qui est confus. Les chiffres réels, les mécanismes juridiques, les effets économiques, les comparaisons européennes. Ce que les citoyens ont le droit de comprendre avant d’aller voter.

Je m’appelle Rooh Savar. Je suis entrepreneur, fondateur, et je suis arrivé en France il y a 16 années depuis l’Iran. Je ne fais pas cette émission pour donner mon avis sur l’immigration. Je la fais pour que celles et ceux dont c’est le métier, la pensée, ou la responsabilité, donnent le leur clairement, et qu’on puisse enfin en débattre sur des bases solides.

Tout est enregistré. Tout est assumé. Rien ne se dit en off. Pas de clash, pas de complaisance. Des questions précises, des chiffres sur la table, et le temps de penser.

À un an d’une élection, les Français méritent autre chose que le pour ou le contre. Ils méritent des projets, et ils méritent la vérité.

Regardez le 1e épisode de On The Record

Le premier invité : Christian Paul

Pour l’épisode 1, j’ai invité Christian Paul. Ancien député socialiste de la Nièvre, aujourd’hui maire de Lormes, et l’un des rares responsables politiques à avoir pris à bras le corps ce qu’il appelle lui-même le grand silence des gauches sur l’immigration.

Nous avons parlé une heure. De pourquoi la gauche a déserté le terrain, de ce que fut le Conclave immigration qu’il a coordonné à Le Nouvel Obs en avril 2025, et de ce qu’il reste à faire d’ici 2027 avant, selon ses propres mots, de perdre les élections et l’honneur en même temps.

C’est une conversation. Pas un interrogatoire, pas une complaisance. Le format que je veux installer, épisode après épisode.

Ce que je vous demande, concrètement

Trois choses, dans cet ordre.

1. Regardez l’épisode. One The Record avec Rooh Savar. Prenez le temps. 45 minutes. Vous pouvez l’écouter en faisant autre chose si vous préférez, mais regardez-le en entier. Pour YouTube, le watch time est le signal numéro un.

2. Laissez un commentaire sous la vidéo. Même court. Même pour dire que vous êtes en désaccord avec un point. Les commentaires disent à YouTube que cette vidéo crée de la conversation, pas du clash. Et ils sont ce que les prochains spectateurs liront en premier, avant de décider de rester ou partir.

3. Abonnez-vous à la chaîne YouTube. Pas pour moi. Pour que quand je publierai l’épisode 2, puis le 3, puis le 10, vous ne ratiez rien, et que l’algorithme ait déjà compris que c’est vous, le public à servir.

Votre avis compte, pour de vrai

Je lance cette émission à un an de la présidentielle de 2027. J’ai 24 épisodes prévus jusque-là. La ligne, le ton, le choix des invités, tout est encore malléable. Vos retours, dans les semaines qui viennent, vont peser directement sur la suite.

Alors : qu’est-ce que vous avez pensé de cet épisode ? Qu’est-ce qui vous a convaincu ? Qu’est-ce qui vous a manqué ? Qui voudriez-vous voir dans les prochains épisodes ?

Si vous recevez cette newsletter par email, répondez-moi directement. Je lis tout. Je réponds à une grande partie.

Si vous la lisez sur le site ou sur un réseau, mettez votre retour en commentaire du post. Les autres lecteurs en profiteront aussi, et ça ouvrira la discussion.

Je ne sais pas encore ce que cette émission va devenir. Je sais ce que je veux qu’elle soit, et je sais pour qui je la fais. Le reste se construira avec vous.

À très vite,

Rooh Savar


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2026-03-20

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